Matin de fraîche tuile
Quand s'ouvrent les volets
Sur le toit en pente douce
Un oiseau mort
Chaque jour se déplume
Chaque jour se dessèche
Ne demeure que son œil
Qui me regarde
Quand je le vois
Il me rassure cet œil
Qui résiste
Tandis qu'eux
Poils et plumes
Chairs et os
S'envolent
Dans une poussière qui s'allie les fenêtres
Demain
Si je renais
Je le regarderai
Encore